Assainissement

Lorry-Mardigny fait partie d’un syndicat d’assainissement : SMASA

2 réseaux unitaires distincts à Lorry et à Mardigny. Pas de traitement, les rejets se font dans le Ru des Creux pour Lorry (2) et un fossé pour Mardigny (2)

Etude du zonage d’assainissement en cours démarré en 2002, puis choix du schéma épuratoire (probablement lagune)

SMASA (Syndicat Mixte d'Assainissement de la Seille Aval)

Le SMASA a été créé par arrêté préfectoral du 23.12.1992 ayant compétence de l’assainissement collectif et non collectif et se compose de 19 communes membres dont Lorry-Mardigny.

Il a pour projet :

- les études, la réalisation, l’entretien et la gestion pour la réhabilitation des réseaux d’assainissements et leur extension, la réalisation des liaisons intercommunales et la construction des dispositifs d’épuration.
- Il est chargé également de l’élaboration du plan de zonage des différentes communes. 17 communes n’ont actuellement pas de plan de zonage, malgré la mise en oeuvre de travaux des différentes tranches pluriannuelles programmées (2 sur 4 au total) Le réseau pluvial reste à la charge des communes.

Les ressources du SMASA se composent essentiellement de la redevance d’assainissement unique pour l’instant (de ce fait contestée par une Association dont le siège est à Lorry-Mardigny) et des droits de raccordement au réseau (dispense de fosse septique). Les investissements effectués par le SMASA sont subventionnés par le Département et l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse. Enfin lorsque des travaux d’entretien ou de réalisation de réseaux ont lieu dans les communes, celles-ci prennent en charge 55% du prix des travaux subvention déduite, correspondant à la part d’eau pluviale.
En plus de ses réalisations, le SMASA entretient les réseaux lorsqu’ils existent, les habitants des communes membres bénéficie d’une vidange gratuite de leur fosse septique tous les quatre ans.

Verny, en mettant en œuvre au sein des communes adhérentes les traitements des eaux. Le rôle du Syndicat est d’améliorer la qualité des eaux de la Seille jusqu’à l’aval de eaux usées. L’objectif de qualité à atteindre est de 1B. Il est actuellement de 2.

La politique des financeurs, plus particulièrement de l’Agence de l’Eau, est d’obtenir ce résultat avec un seuil de 80% de la population. Il est fort probable que d’ici 2005, l’Agence de l’Eau établira des pénalités soit aux particuliers qui n’ont pas mis leur installation au norme (déconnections de fosse septique ou mise au norme de leur système d’assainissement non collectif) soit au Syndicat s’il n’atteint pas le niveau de qualité de l’eau.

Le plan de zonage de Lorry-Mardigny

(En cours d'élaboration)

Doit permettre en conclusion le découpage du territoire entre les différents modes d’assainissement envisagés pour chaque zone.

Doit tenir compte de l’assainissement existant, les zones donnant satisfaction sont automatiquement classées dans les zones collectives ou non collectives.

Doit déterminer les zones où des contraintes ont été identifiées avec détermination des filières d’épuration à proscrire.

Doit donc définir les zones suivantes :

- les zones où uniquement du collectif (réseau existant, habitat regroupé et parcelles exiguës)
- les zones où uniquement du non collectif (systèmes donnant satisfaction, habitat dispersé, parcelles isolées)*
- les zones mixtes (habitat semi-dense, parcelles de taille moyenne, zone mixte au stade du pré découpage)*

*
besoin d’études complémentaires sur l’habitat (PLU), étude des sols pour déterminer les filières d’épuration à proscrire.

Etude diagnostics déjà réalisés pour la commune de Lorry-Mardigny :

- Pour le collectif : SIM en 1995, diagnostic réseau et eaux claires parasites (EPC)
- Pour le non collectif : SMASA en 1999, enquête fosses septiques individuelles.

Prise en compte du recensement 1999 et des orientations du PLU en cours d’élaboration : population + 32% depuis 1982, + à Lorry qu’à Mardigny

Contraintes à examiner :

Assainissement collectif :

- coexistence de plusieurs systèmes d’assainissement dont 3,6 Km de réseau unitaire (2+1,6) non relié à un système d’épuration, les rejets (+ de 8) se font dans le Ru des Creux et le ruisseau de Mardigny, le taux de raccordement est de 45% (si on considère les trop plein de fosses septiques)
- les eaux claires parasites (sources, eaux de ruissellements) : taux de dilution 1410% à Lorry, 1020% à Mardigny.
- la topographie avec 2 bassins versant.
- la géologie avec l’aptitude des sols à l’épuration : les filières d’épuration à proscrire.
- l’occupation des sols : pour toutes nouvelles constructions, tout système autonome doit être à 5m de la maison, 3m des plantations, 3m des limites de propriété, + de 10 m si pente, en dehors de toute charge roulante ou stationnement.
- la superficie des parcelles : il faut compter au moins 100 m2 supplémentaires pour l’installation d’une filière autonome, les effluents à traiter sont amenés en principe gravitairement.
- qualité du milieu récepteur avec le taux de pollution acceptable (supérieur ou égal à 1B recherché)
- contraintes affichées des ABF pour une urbanisation en tissu continu avec usoir sur rue.

Assainissement non collectif : les filières d’épuration à proscrire.

Etudes :

Dans le cadre du 4ème contrat pluriannuel dans lequel la commune de Lorry-Mardigny se trouve, il est prévu de réaliser :

Pour l’assainissement collectif :

- Soit un lagunage naturel sur une parcelle communale de + de 7 ha.
- Soit une STEP (sur Marieulles à l’origine)

Pour les zones d’assainissement non collectif, réhabilitation des installations existantes ou mise en place de dispositifs semi collectifs* après étude de l’aptitude des sols à l’épuration.

* raccordement de lot d’habitations (au moins 5) à un petit réseau collectif et un dispositif de traitement (pré traitement sur chaque parcelle ou collectivement)

Mise à la norme avant rejet dans le milieu naturel des systèmes d’assainissement non collectifs comprenant obligatoirement :

- Un prétraitement (bac dégraisseur, fosses toutes eaux, septique, étanche)
- Un traitement (épandage en sol naturel ou reconstitué)
- Une dispersion (sol, fossé si drainage, puit d’infiltration sous condition)

Entretien : pour un bon fonctionnement, les bacs dégraisseurs devraient être nettoyés tous les 6 mois, les fosses septique ou toutes eaux vidangées tous les 2 à 3 ans. Se pose la question de l’efficacité des systèmes en place quand ils ne sont pas ou plus entretenus. Lorsque ces installations se rejettent dans un réseau public ou le ruisseau, elles ne doivent pas créer de nuisances (il n’y a pas actuellement d’arrêté municipal sur le contrôle du bon fonctionnement, qui reste de la compétence de Police communale)


Assainissement collectif : linéaire des canalisations par diamètre, nombre de branchements, nombre de pompes de refoulement, emplacement de la station d’épuration ou lagune, niveau de traitement exigé, diagnostic des EPC.

Assainissement non collectif : les filières d’épuration possibles avec nombre d’habitations concernées.

Détermination pour chaque solution des coûts d’investissement et fonctionnement (APS*=APD*)

* APS : avant projet sommaire, projet découlant de l’étude SIM avec coût réactualisé.
* APD : avant projet détaillé, étude DDAF ou DDE.

Répercussion financière sur le prix de l’eau :

Assainissement collectif : les coûts liés aux investissements, au renouvellement des ouvrages et à leur exploitation sont normalement répercutés sur le prix de l’eau. Le budget de l’eau doit être équilibré, donc la redevance d’assainissement doit assurer cet équilibre.

Assainissement non collectif : les coûts comprennent le contrôle des installations et suivant l’option retenue par la commune, leur entretien. Des coûts d’investissement peuvent être déterminé si il y a rénovation complète des dispositifs existants, le mode de financement de ces installations, relevant du domaine privé, peut être abordé avec les financeurs.

Nombre d’abonnés en 2001 : 192 pour 25200 m3 d’eau consommée

La lagune à lit à macrophytes

Projet souhaité par la commune qui dispose de 7 hectares favorable à son installation.

S’adresse aux communes de moins de 2000 habitants, disposant d’un espace pentu et suffisamment vaste.

Côté paysager, pas de grands bacs ronds. Constitué à la manière d’un jardin de massifs plantés de « roseaux »

Les eaux usées sont collectées et amenées sur le site par gravitation et réparties vers des bassins successifs. Les premiers bacs sont couverts de roseaux, l’eau y décante quelques jours, les bactéries vivant autour des racines fixent les matières organiques en les restituant sous formes de minéraux.

Par un drain situé au fond, l’eau est acheminées vers d’autres bassins plantés d’iris, joncs, massettes etc... ces plantes absorbent par photosynthèse, les nitrates et les phosphates.
L’eau épurée est ensuite restituée dans le milieu naturel (ruisseau, fossé)

Coût d’investissement faible et coût d’entretien très faible : déviation des eaux aux moyens de vannes lorsqu’un bassin est saturé, taille annuelle des « roseaux »