Poussée par l’Union Européenne,
et pour se conformer aux décisions prises à Kyoto pour le
développement de l’économie durable, la France doit
porter à 20% sa part d’énergie électrique produite
à partir de sources renouvelables d’ici à 2010. Les centrales hydrauliques représentent 15% et pour le reste, l’éolienne s’impose comme une sérieuse alternative. Nos voisins d’outre-Rhin possèdent déjà l’expérience et la technicité, bien implantés dans le territoire nord européen. Une dizaine de projets en Lorraine peuvent espérer 60% de concrétisation pour les prochaines années à venir. Cette énergie a le vent en poupe. Dans les années à venir, les éoliennes vont se multiplier dans le paysage français. Les larges pales sont déjà présentes au Luxembourg et en Allemagne. En Moselle, plusieurs projets sont en gestation, dont le nôtre : 12 éoliennes de trois pales chacune, de 45 mètres tournant en haut d’un mat de 90 mètres et doté d’un moteur de 2 mégawatt produisent une énergie nécessaire à l’alimentation d’une petite ville. Le coût de chaque éolienne est d’environ 2 M€ auquel s’ajoutent les coûts d’installation. Un accord de coopération entre l’entreprise et la commune mettra en place les différentes échéances d’un calendrier. Une première étude est faite sur les mesures de vent, puis vient une étude technique de faisabilité puis les permis de construire. La population doit être tenue au courant de l’avancement du projet. Concrètement, pour la commune, la manne financière représentée par ce type d’implantation est loin d’être négligeable. La taxe professionnelle pour ce modèle de machine peut être de 25 000 € par an. Du fait de la présence sur le territoire communal de 2 sites particulièrement intéressants, sur des propriétés communales, notre village est sollicité à ce titre. Les sites retenus sont les pelouses calcaires à Lorry-Mardigny. Les avantages du site sont dus à leur proximité immédiate d’une agglomération et d’un secteur d’une forte expansion (aéroport régional et gare TGV), de la proximité aussi d’une ligne électrique importante. Le site est particulièrement venteux, donc rapidement rentable. La nature des sols permet l’installation de machine de dernière génération. Les réponses aux premières enquêtes demandées à l’initiative de la commune aux gestionnaires naturalistes de ces sites laisseraient entendre dans un premier temps qu’il n’y aurait pas d’incompatibilité entre ces nouvelles technologies et une gestion environnementale de qualité. Il restait à régler un problème de qualité de paysage en liaison avec les services des Bâtiments de France et de la commission départementale des Sites, et l’accord des autorités de l’aviation civile et militaire. C’est avec l’Aviation Militaire que nous connaissons actuellement quelques soucis, suite à un premier avis défavorable émis par le Commandement de la région Nord de Villacoublay. Affaire à suivre... |